Un commentaire, peut-être ?

20082012

Parce que le blog est toujours fréquenté, sans doute par de valeureux internautes venus du Routard, je lève l’interdiction de commentaires : si vous avez des questions au sujet de l’hébergement, des camper vans, des lieux touristiques, de la couleur de cheveux de Kate Bush, c’est ici !




Epilogue : La vie chez les Kiwis (Part Two)

28082011

Dans ce chapitre : des bagages faits à la hâte et du sable plein les souliers

Nous venons d’arriver à Christchurch, la dernière étape de notre voyage, d’où nous prendrons l’avion demain. Je n’étais pas tout à fait impatiente d’aller y mettre les pieds, puisque les répliques du puissant séisme survenu au mois de février continuent de frapper la ville.

Notre dernier week-end, plutôt que d’attendre que le ciel nous tombe sur la tête à Christchurch, nous l’avons donc passé au Lac Tekapo. Un petit village de montagne de 318 habitants, pour être exacte, bien connu pour l’eau turquoise de son lac.

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C’était calme et reposant. Enfin presque : que celui ou celle qui, deux jours avant de rentrer de vacances, n’a jamais songé à quel point le retour à la réalité serait difficile me jette la première pierre.

Et pourtant, malgré le fait que je sois repartie pour une dernière année à Sup de Co(n) dans mon minuscule appartement parisien que je partage modestement avec quelques souris sans-abris, je garde un état d’esprit étrangement positif… Ce n’est pas simplement parce que l’échéance se rapproche dangereusement avant que je ne me rue au marché des Ternes m’acheter une baguette de pain et du Mont d’Or, non, il y a autre chose…

C’est la sensation d’avoir vécu un truc gigantesque, d’avoir réalisé quelque chose qui m’a profondément marqué, d’avoir fait un voyage magnifique, tout simplement. Nous avons parcouru 5000 kilomètres, découvert des endroits sublimes et atypiques, appris à reconnaître chanter des oiseaux exotiques. Nous avons trempé les pieds dans l’océan Pacifique, dans la Mer Tasman, nous avons marché sur un glacier, sur des volcans. Et surtout, nous nous sommes familiarisés avec la culture kiwie, rendue tellement riche, tellement humaine par les histoires incroyables qui ont réuni les peuples qui habitent aujourd’hui cette île.

Nous avons été impressionnés par le respect qu’accordent les Kiwis à leur environnement, liés, quelque soit leur bord politique, par la volonté de faire de leur pays un endroit à part, où parviendront à survivre de nombreuses espèces menacées, éteintes ailleurs dans le monde.

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Je ne voudrais pas paraître manichéenne, et reconnaîtrais volontiers que la Nouvelle-Zélande n’a pas été épargnée par la pollution, à commencer par ce satané trou dans la couche d’ozone qui vous fait attraper des coups de soleil sur le nez. Mais les Néo-Zélandais nous ont paru très naturellement participer individuellement à l’effort écologique, d’une manière bien plus marquée que ce que j’ai pu voir jusqu’ici.

Nous en avons beaucoup appris sur la prise de position antinucléaire de la Nouvelle-Zélande et sur ses méthodes de production d’énergie (provenant en grande partie des énergies renouvelables et, à moindre échelle, du gaz naturel). Le musée Te Papa, à Wellington, recense des informations passionnantes relatives aux essais nucléaires pratiqués dans le Pacifique, en partie par la France entre 1966 et 1996. Je peux vous assurer qu’il vaut mieux ne pas la ramener au sujet du Rainbow Warrior.

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Autant que la beauté des paysages, je retiendrais la sympathie et l’ouverture d’esprit des Néo-Zélandais.  Je garderai le souvenir de personnes accessibles et souriantes. En outre, les Kiwis sont souvent décrits comme inventifs et avant-gardistes. L’artisanat a une place importante dans de nombreuses régions que nous avons visitées.

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Enfin, nous n’avons pas pu échapper à la passion des Kiwis pour leur sport national : le rugby. Intrigués par l’exaltation communicative des Néo-Zélandais, nous avions été voir un match (Auckland-Canterbury) à l’Eden Park – qui accueillera dans quelques semaines des matchs de la coupe du monde-. Notre dernière soirée à Auckland, nous l’avions passée dans un pub à regarder le match Nouvelle-Zélande/Afrique du Sud, partageant l’ardeur des Kiwis à chaque but marqué par leur équipe.

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Je rentre en France la tête pleine de souvenirs et les poches pleines de coquillages, me sentant apaisée et sereine, grandie par le sentiment de liberté que peut inspirer la proximité avec la Nature, et par la contact avec une population tellement encline au rires et au partage.

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Chapitre 11 : Southland and Otago

24082011

Dans ce chapitre : des hobbits, des fiords, des bungy jumpers

Environ 4300 kilomètres au compteur et une aversion définitive pour les sardines en conserve, nous avons bien voyagé sur l’île du Sud. Comme vous pouvez le constater sur la carte ci-dessous, nous sommes à Dunedin, la capitale de l’Otago, où il fait bon vivre.

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N’ayant malheureusement pas pu écrire ces derniers jours, principalement parce que j’avais pas envie, j’ai tout un tas de choses à raconter.

Souvenez-vous, je vous parlais de Queenstown, où nous avions retrouvés tous nos copains les touristes en camper van.

Ah, Queenstown ! Queenstown et ses stations de skis, tellement touristique en hiver. Queenstown, la capitale de l’Extrême, comme on la surnomme parfois… Oui, figurez-vous que le Bungy Jump, autrement connu sous le nom de saut à l’élastique, est une invention kiwie et son courageux/inconscient (faites votre choix) inventeur en a eu l’idée à Queenstown.

Vous savez où je veux en venir, n’est-ce pas? Cette question qui vous taraude depuis plusieurs jours, qui vous prive de sommeil, vous coupe l’appétit : Jean-Baptiste a t-il sauté ?

Dimanche 21 août, 15h53, Kawarau Bridge, site de Bungy « historique ». (photo ci-dessous)

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« C’est haut quand même, hein. Là, tout de suite, maintenant…pfff…je dirais que je suis pas dans l’ambiance. Et puis après tout, pourquoi sauter en Nouvelle-Zélande quand on peut sauter en France? Ca revient au même. C’est pareil. Je sauterai plutôt en France… »

A Queenstown ont été tournées de nombreuses scènes du Seigneur des Anneaux, nous avons donc décidé, en gros geeks que nous sommes, d’aller reconnaître quelques endroits.

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Nous étions avec un autre geek, mais néo-zélandais celui-là, qui nous a proposé de poser avec son épée. Comme nous sommes polis, et que nous ne voulions pas le vexer – surtout parce qu’il avait une épée dans la main – nous avons accepté qu’il prenne cette photo. Je décide de la poster sur le blog en sachant que certains d’entre vous ressentiront une frustration indescriptible à l’idée de ne pas pouvoir laisser de commentaires moqueurs, ni de commentaires tout court, d’ailleurs. La liberté d’expression sur ce blog n’existe pas pour vous, lecteurs, qui pouvez néanmoins, si l’envie de juger et dénigrer se fait trop forte, aller faire un tour dans les endroits appropriés à ces émotions, comme le site du Figaro, par exemple. Si c’est pour me faire des compliments, par contre, vous pouvez m’envoyer des mails.

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Après Queenstown, nous nous sommes dirigés vers Te Anau, une petite ville qui fait office de porte d’entrée au Fiordland National Parc.

Le lac de Te Anau est le plus vaste de l’île du Sud. En barque, nous avons exploré une grotte qui borde le lac dont l’intérieur est recouvert de vers luisants. Je n’ai pas pu prendre de photo, sinon « ça éteint les vers luisants ». C’était très surprenant à observer.p1020380.jpg

Et enfin, nous avons mis le cap vers Milford Sound, dans le but de prendre environ 200 photos de fiords, et plus si affinités. La route de 120 kilomètres qui mène à Milford Sound est considérée comme l’une des plus belles du pays. Elle reste toutefois dangereuse en hiver à cause des fréquentes avalanches de neige et du fait que la notion de glissière en bord de route semble être ici un concept tout à fait original, même sur les routes de montagne.

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Nous y avons croisé quelques joyeux kéas. Le kéa est le seul perroquet de montagne au monde, si je ne m’abuse. Il est réputé pour n’être pas du tout timoré. Je n’ai qu’un seul conseil : fermez vos fenêtres si vous voulez le photographier, ou vous risqueriez bien de vous retrouver avec un passager supplémentaire inattendu.

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Rien à redire sur l’excursion de quelques heures à bord du Milford Mariner. Nous en avons pris plein les yeux, malgré le vent qui nous glaçait les os, et les sandflies affamées.

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A bientôt !




Chapitre 10 : Franz Joseph Glacier

20082011

Dans ce chapitre : des mouches, des crampons, de la neige (un peu)

« La sandfly, mouche des sables ou mouche noire sévit dans une grande partie du pays, au nord et sur la côte ouest de l’île du Sud. Comme les moustiques, seules les femelles piquent car elles ont besoin de votre sang pour se reproduire. Mais à l’inverse du moustique, sa piqûre peut s’infecter et vous démanger pendant des jours« . Plus aucun doute, aïe, gratte gratte : c’est bien elle.

Malheureusement pour vous, la sandfly ne se déplace qu’en bande ! » En bande…en troupeau, oui! Un troupeau vicieux, silencieux et… vicieux. Aïe, gratte gratte.

« Ne touchez pas à vos piqûres, vous risqueriez de vous gratter indéfiniment » Ah. J’aurais bien aimé lire ça il y a deux jours. Aïe.

Amusant comme l’esprit humain peut se forger des certitudes, tout à fait inconsciemment, à partir de simples associations d’idées. Il m’arrive parfois d’être persuadée d’une chose, que ma mémoire me dicte comme vraie, et qui pourtant n’est qu’un reliquat de souvenir oublié qui m’apparaît comme juste depuis bien longtemps car cette idée fugace qui un jour m’a traversée l’esprit n’a jamais été remise en question depuis. Elle s’incruste, se grave jusqu’aux tréfonds de ma conscience, jusqu’à devenir à mes yeux une certitude indubitable.

« Mais qu’est-ce qu’elle raconte, encore? Danieeeel, ta fille prend de la drogue! » Mais nooooon, je vais vous donner quelques exemples et vous allez comprendre.

Parce que petite fille, je passais mes vacances d’été en Bretagne, je pourrais vous affirmer que la pêche aux bigorneaux, c’est que l’été. Et pourquoi donc? Parce que l’hiver, ils…ils hibernent.

Les films avec de Funès, c’est que l’été. Et pourquoi donc? Parce que l’hiver, ils ont pas droit de les passer sur TF1…sinon, ils ont…une…une amende. Non?

Et donc très naturellement : Les moustiques, c’est que l’été. Et pourquoi donc? Parce que l’hiver, ils migrent. Ou ils dorment, ils meurent, j’en sais rien. Mais y’en a pas.

AH OUAIS ?

Les tongs, c’était une connerie. Je souffre. Pensez-vous, une colonie de sandflies en hiver doit dépérir. Plus de touristes à moitié nus sur les plages, seulement des touristes en doudounes style bonhommes Michelin. En me voyant arriver avec mes tongs, « c’est la kermesse! », se seraient-elles dit, si seulement les mouches pouvaient penser.

Et de toute façon, nous descendons vers le sud du pays, où il commence à faire frisquet et où les chaussures de randonnées commencent à s’imposer dangereusement. Hier, c’est un glacier que nous avons décidé d’escalader, pour changer un peu. Il s’agissait du glacier Franz Joseph, l’un des plus grands glaciers de Nouvelle-Zélande, qui en compte environ 3000.

Devant un paysage aussi immense, j’ai eu l’impression de perdre toute notion de perspective. Il nous a fallu marcher plus de deux kilomètres pour rejoindre le petit tas de pierres au pied du glacier et une bonne demi-heure pour escalader ce « petit tas de pierres ».

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Nous étions une dizaine de personnes accompagnées par une professionnelle, le coin est inaccessible au public sans les guides.

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Il y avait de chouettes escaliers en glace un peu partout.

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On a pu explorer des crevasses.

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Et enfin, le lendemain, nous avons rejoint Queenstown, où Jean-Baptiste doit sauter à l’élastique, je prends les paris. Nous avons parcouru environ 3500 kilomètres depuis le début du parcours. La route a été longue, et déserte, mais nous a offert de superbes panoramas.

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En arrivant à Queenstown, il y avait de la neige. « Ah bah quand même, depuis le temps qu’on en entendait parler, il était temps! »

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Mais surtout en arrivant à Queenstown, quelle ne fut pas notre surprise de voir…autant de touristes. « Mais c’est là que vous étiez tous passés, les copains! »

Sur l’île du Sud, nous avons parfois roulé sur des routes droites pendant près de 200 kilomètres, nous ne croisions que quelques voitures, sentions la solitude, ce poison destructeur, s’insuffler en nous; quand soudain : « Oh regarde, un autre camper van. Fais leur coucou. Oh, tu as vu, il a fait coucou en retour. On pourrait peut-être les inviter à manger, je leur ferais une omelette et leur jouerais du ukulélé…non? bon… »

Pour finir, j’ai un quizz pour vous. Que n’avons-nous pas vu en Nouvelle-Zélande?

Réponse A : une voie de ferrée qui traverse un rond-point en plein milieu, pas de barrière

Réponse B : un pont « en travaux, prudence », sur celui-ci, une voie ferrée usage trains ET voitures, pas de barrière

Réponse C : des barrières avant un passage à niveau

 Réponse : Réponse C

 

A bientôt!

 




Chapitre 9 : Malborough & West Coast

18082011

Dans ce chapitre : des otaries, des failles sismiques, toujours pas (trop) de neige

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Tout cela a commencé il y a trois jours. Après avoir écrit quelques inepties pour distraire sur ce blog ceux qui n’ont pas de vacances, j’en ai profité pour aller lire les informations publiées sur Internet par des quotidiens français.

Interpellée par un gros titre du Figaro, je m’aventure sur le site pour en apprendre davantage sur cette affaire, en ayant pris soin au préalable de vérifier qu’il n’y aurait pas de témoin gênant susceptible de colporter un jour la rumeur que je lis le Figaro.

 « La Nouvelle-Zélande frappée par des chutes de neige exceptionnelles. Coupures d’électricité, routes bloquées par la neige, écoles fermées… »

Quelques minutes plus tard, je partage ma surprise avec Jean-Baptiste :

« Je suis quelque peu perplexe. Troublée, même. Vois-tu, si ça n’avait été que le Figaro…bon…mais d’autres journaux relatent les mêmes faits : c’est la tempête de neige partout en Nouvelle-Zélande, même à Wellington où nous étions hier. Il est vrai que nous avons vu tomber quelques flocons, juste le temps de dire « Oh, regarde, quelques flocons! » et puis s’en vont. Wellington nous a même fait un timide soleil d’adieu avant notre départ.

Serait-il possible que depuis une semaine, nous slalomions innocemment entre les tempêtes de neige, nous arrêtant tantôt sur un port pour déguster des moules vertes, tantôt dans les vallées pour photographier des fougères, sans nous apercevoir que des nuages noirs et menaçants sont à nos trousses !? Remarque, ce serait bien notre genre.

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Ou peut-être avons-nous traversé une faille temporelle qui depuis quelques jours nous ferait évoluer dans un monde parallèle où quelques unes des réalités seraient bouleversées. J’espère que dans ce monde là, quelqu’un empêche Patrick Sébastien de chanter. »

Contrairement à ce que raconte le Figaro, à cause duquel à coup sûr on me dira à la rentrée »la Nouvelle-Zélande? J’ai lu dans le Figaro qu’il faisait un temps pourri », et contrairement à ce que nous-même entendons à la radio, un beau ciel bleu nous a accueilli sur l’île du Sud, et le temps ne nous a pas déçu depuis. Mes amis, le jour où je rangerai mes tongs en plastique dans un tiroir n’est pas arrivé. (Croyez-vous que j’arriverai à caser « tongs en plastique » jusqu’au dernier article?)

Nous avons découvert le nord de l’île, dont les villes de Picton, Havelock et Nelson. Ah et au fait, pour la famille, je pense rester vivre à Picton jusqu’à la fin de mes jours finalement, donc si vous me cherchez…

La ville de Picton relie par le ferry Interislander l’île du Nord et l’île du Sud. Pour autant, elle reste une ville de transit et les touristes ne s’y attardent pas tant il y a de choses à découvrir un peu plus au sud. En ce qui me concerne, j’ai vraiment été séduite par le calme et la tranquillité de cette petite bourgade.

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Nous avons décidé d’y passer un peu de temps, notamment parce que la ville de Picton est située à proximité des Malborough Sounds dont les vignobles sont réputés, et que nous avions décidé d’en faire le tour. Souvenez-vous, j’étais déjà intéressée par les vignobles de Waiheke Island, mais Jean-Baptiste avait préféré nous perdre dans la jungle. Ah, qu’est-ce qu’on avait ri !   <-- gag

La dégustation de vin était bien plaisante. Nous avons fait le tour de quatre vignobles. Deux Irlandais et deux Australiens nous ont accompagnés.

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Les Australiens n’arrêtaient pas de crâner en faisant des trucs de gens qui s’y connaissent en vin, j’ai donc bien rigolé quand, après trois vignobles, Monsieur a commencé à dessiner sur les vitres du bus, puis après quatre vignobles, à avoir des difficultés manifestes à se mouvoir. Je peux vous dire que ça n’a pas fait rire Madame, qui de ce fait avait beaucoup plus de mal à se donner une contenance. En plus, ils savaient même pas prononcer « sauvignon ». Tocards.

Nous avons poursuivi notre chemin, croisé au passage une colonie d’otaries (dont j’envie l’idéal de vie), de très belles plages et…toujours pas de neige.

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Jean-Baptiste, dont l’imagination semble ne pas avoir de limite lorsqu’il s’agit de me mettre dans des situations inconfortables, a proposé de traverser le plus long pont suspendu du pays. Je…j’ai pas envie d’en parler.

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Et puis comme vous vous en souvenez certainement, j’adore discuter de tremblements de terre – c’est mon sujet de conversation préféré juste après les tsunamis et les crashs aériens-, eh bien aujourd’hui, nous nous sommes baladés dans une faille sismique longue de plus quatre mètres qui résulte d’un violent tremblement de terre survenu en 1929 à Murchison. Je n’ai pas compris tout de suite qu’on était dans la faille, en fait le chemin passe juste dedans, comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessous.

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C’est tout pour aujourd’hui.




Chapitre 8 : Coromandel Peninsula & Bay of Plenty

14082011

Dans ce chapitre : des cowboys, des routes comme même Indiana Jones hésiterait à les prendre, du souffre

Pour ceux qui ont du mal à suivre, nous avons tracé ci-dessous notre parcours depuis notre départ d’Auckland. Cela représente environ 2500 kilomètres. Nous en avons (presque) fini avec l’île du Nord, puisque je vous écris de Wellington, la capitale du pays depuis laquelle nous prendrons le ferry demain pour rejoindre l’île du Sud.

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Après avoir quitté le Northland, nous nous sommes dirigés vers la Péninsule de Coromandel, dont la ville la plus réputée est celle de Thames.

Il faut savoir que jusqu’à présent, notre camper van a rarement été le seul garé sur le parking des endroits à visiter. Malgré la saison, nous avons croisé beaucoup d’Australiens, beaucoup d’Asiatiques, et même quelques Européens.

J’ai donc été assez étonnée en arrivant à Thames de ne voir aucun autre « touriste apparent » (kaway, chaussures de randonnée / tongs en plastique -vous savez comme j’y tiens, c’est mon côté obsessionnel -, carte et appareil photo à la main).

En pénétrant dans la ville, la cause de ma surprise a été toute autre. « Triple buse, Jean-Baptiste, comment diable avons-nous atterri au Far West? »

Cet endroit est surprenant de par son histoire et son architecture. La petite ville de Thames naît de l’exploitation des forêts de kauris et de kahikateas au XIXème siècle, au coeur d’une vallée montagneuse en bord de mer. En 1867, un type plutôt chanceux découvre de l’or sur la Péninsule de Coromandel et invite ses copains à venir creuser avec lui en détruisant au passage une bonne partie des immenses espaces verts que compte la péninsule : c’est le début de la ruée vers l’or et de l’abattage des forêts. Thames devient, pendant une courte période, la ville la plus peuplée du pays.

Aujourd’hui, cette ville attire davantage les citadins en quête d’un mode de vie alternatif. Toute la Péninsule de Coromandel dégage un côté Far West, on y vit de l’artisanat, de la pêche, ou de l’agriculture. La vétusté et bien souvent le délabrement des habitations du côté de Thames m’ont paru choquants pour ce lieu qui reste touristique.

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Les routes sinueuses de la Péninsule, longeant mer ou montagne, sont décrites dans tous les guides comme pittoresques. Elles auraient sans doute pu l’être si les panneaux High Crash Area ne s’étaient pas succédés avec une fréquence déconcertante alors même que personne ne semble encore avoir songé à installer des glissières au bord des précipices menaçants qui ont semblé me narguer sur une centaine de kilomètres pendant que Jean-Baptiste s’extasiait (entre autre) sur un aigle avec un possum dans le bec, en prétendant malgré tout être suffisamment concentré sur la route pour assurer notre survie.

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La Péninsule de Coromandel offre de très beaux paysages à voir. Nous qui adooooorons grimper sur des trucs (volcans, dunes géantes, monts divers et variés), nous avons été servis côté falaises.

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Ci-dessous la plage de Cathedral Cove, rendue tellement célèbre depuis que le réalisateur du Monde de Narnia a décidé de faire figurer cet endroit dans son film qu’il est quasiment impossible de prendre une photo de cette plage sans les enfants au premier plan.  

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Après deux jours sur la Péninsule de Coromandel, nous avons mis le cap sur Bay of Plenty et plus particulièrement sur les villes de Rotorua et de Taupo.

Rotorua, située au coeur d’une zone volcanique très active, est surnommé Sulfur City, la ville du souffre. Je peux vous dire que j’ai regretté d’avoir oublié mon pince-nez. Il est fréquent de voir s’échapper de la vapeur des bouches d’égouts ou même parfois d’un trou dans le sol en plein centre ville. En se penchant un peu, on peut y voir de l’eau ou de la boue bouillonner.

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Les manifestations géothermiques sont bien nombreuses dans cette ville. Il n’est donc pas surprenant que l’une des centrales électriques géothermales les plus importantes au monde soit située aux alentours de Rotorua. La centrale, qui couvre en moyenne 5% des besoins nationaux, produit de l’électricité à partir des vapeurs d’eau chaude du sol, acheminées grâce à un réseau de pipelines à l’air libre.

La ville de Rotorua est très visitée car il y a un nombre incalculable de monstruosités malodorantes à observer (voir photos ci-dessous, prises à la réserve géothermale Wai-O-Tapu) et également parce que les grands hôtels avec spa ne manquent pas.

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Rotorua est un endroit où la culture maorie est très présente, de nombreuses légendes maories semblent issues de cet endroit. Nous en avons donc profité pour participer à un Hangi, un repas traditionnel maori. Le Hangi est un four creusé dans la terre : des pierres volcaniques sont disposées sur des braises dans une tranchée creusée dans le sol. Nous avons découvert entre autre le kumara, une sorte de pomme de terre rouge avec un goût de potiron.

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Des maoris tatoués en costume traditionnel nous ont fait découvrir quelques histoires maories, notamment sur les tatouages, des danses guerrières, dont le fameux haka, et d’autres chants très plaisants à écouter.

Et pour finir, j’ai enfin vu un kiwi qui n’était ni empaillé, ni derrière une vitre (vous avez compris à ce stade de la phrase que je parle bien de l’oiseau). Nous n’avons pas pu prendre de photo car l’animal est très craintif.

A Taupo, une ville réputée pour ses sports extrêmes, Jean-Baptiste s’est dégonflé pour le saut à l’élastique, parce qu’il « en fera à Queenstown, ce sera aussi bien à Queenstown ». Affaire à suivre. Quant à moi, je me suis dégonflée pour le rafting, parce que ça mouille les cheveux.

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Entre Taupo et Wellington, il n’y a rien, la route s’appelle très justement Desert Road. J’ai beaucoup aimé le panorama. Les paysages du Mordor dans le Seigneur des Anneaux sont inspirés des montagnes dans une réserve naturelle à proximité de cette route.

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A bientôt!




Chapitre 7 : Le Northland

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Dans ce chapitre : encore de l’Histoire, des montagnes au bord de la mer, des poules

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En quittant Auckland, nous avons décidé de nous diriger vers le Northland. Notre première étape a été Bay of Islands, à environ 250 km au nord d’Auckland.

Bay of Islands est une immense baie ouverte sur le Pacifique, qui compte quelques 150 îles. Le coin est apprécié des plaisanciers et des pêcheurs, mais également des touristes puisque le climat subtropical nous permet de continuer à porter nos tongs en plastique même en hiver.

Cet endroit est historique.

C’est dans les villes côtières de la Baie des Iles que les premiers villages de Pakehas naquirent au début du XIXème siècle.

Vers la fin des années 1830, la Nouvelle-Zélande commence à attirer l’oeil de quelques riches français dont un certain Baron de Thierry qui songe sérieusement à installer des colonies en Nouvelle-Zélande. (Cet homme là n’est pas décrit comme un gentil dans les manuels d’Histoire néo-zélandais.) Les missionnaires, les colons, les marchands -tous d’origine britannique- s’en inquiétèrent : « En voilà des manières, c’est nous qu’on est arrivés les premiers, non mais dis donc. »

La réponse britannique ne se fait pas attendre. Un certain James Busby est envoyé en Nouvelle-Zélande, à Waitangi, dans la Baie des Iles, en tant que British Resident. C’est donc le premier officiel britannique en Nouvelle-Zélande. Sa mission consiste à assurer la stabilité civile et également à se mettre quelques chefs maoris dans la poche en vue de leur faire signer quelques années plus tard le traité de Waitangi, qui confère à la Reine d’Angleterre pleine souveraineté sur le pays.

Busby – surnommé l’homme de guerre sans armes, puisque ses idées d’unification des peuples semaient le troubles parmi les tribus maories- est parvenu à convaincre 35 chefs de tribus de signer ce traité en leur assurant d’une part que la menace française serait écartée, d’autre part que ce traité permettrait de régir les relations entre les deux peuples, mais que toucher à vos terres, jamais de la vie nous autres européens civilisés n’oserions. « Mon oeil », lui répondirent plusieurs chefs maoris qui refusèrent de le signer, « tire-toi de chez moi ou j’envoie les chiens ».

L’Histoire leur donne tristement raison. Il y a quelques années seulement, la Reine Elisabeth II s’est excusée auprès du peuple maori de la violation du traité par les européens plus de 200 ans plus tôt.

Nous avons pu visiter dans cette région plusieurs bâtiments liés à cette époque, dont une House Meeting maorie, une sorte de « salle des fêtes sacrée » et nous avons pu observer un waka, une longue pirrogue maorie -il faut savoir que les Maoris étaient d’excellents marins- .

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Nous avons également passé une journée sur le voilier d’un skipper, Glen, qui nous a fait découvrir la baie. (Je vois d’ici mon Paternel s’indigner devant son ordinateur : »Fille indigne que tu es, qui refuse de monter sur mon 4,20 et s’aventure sur un voilier avec n’importe quel inconnu. ». Ma réponse est brève, j’ai été raisonnablement arrosée je n’ai eu peur de mourir à aucun moment.)

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Cette sorte d’anneau autour du soleil est un indicateur de beau temps pour les marins. Je n’ai jamais vu ça ailleurs.

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Nous avons pu tenir la barre une bonne partie de la journée. La pose détendue, c’est juste pour la photo. Quand on pilotait vraiment, on paniquait un peu à l’idée de finir dans les rochers, même si Glen surveillait d’un oeil.

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Nous avons déjeuné sur l’une des îles désertes au large de la baie, et nous avons fait un peu de kayak de mer autour des côtes.

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Enfin, il y a énormément de randonnées à faire et de panoramas grandioses à observer en longeant les côtes.

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Nous sommes ensuite remontés 300 kilomètres plus haut jusqu’au Cape Reinga, le point le plus au Nord de l’île. Les eaux de la mer Tasman et du Pacifique s’y rejoignent. Les vagues se croisent, se percutent en pleine mer, c’est très curieux à observer. Une plage apelée « 90 miles beach » mène jusqu’au Cap Reinga, en réalité elle n’est longue que de 60 miles (=90 kilomètres). Cette plage est bordée de dunes immenses.

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En quittant le Northland, nous avons traversé Waipoua Forest, une forêt de kauris, arbres sacrés par les Maoris. Nous nous sommes arrêtés, assez impressionés devant God of the Forest et Father of the Forest. Il s’agit des plus vieux kauris du monde, l’un d’eux ayant plus de 2000 ans. Ce lieu est très calme, reposant.

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Enfin, c’est peut-être juste un détail mais dans le Northland, il y a des poules partout. Sur les parkings, les ports, au bord de l’autoroute… Jean-Baptiste a donc suggéré que les Néo-Zélandais auraient très bien pu choisir l’emblème de la poule plutôt que celle du kiwi – un piaf qu’on voit jamais – et alors que nous nous gaussions de cette idée saugrenue d’une poule pour emblème, nous nous sommes souvenus du coq français. Ca calme.

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A bientôt!




Chapitre 6 : Génération Camping Car

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Dans ce chapitre : du jambon, des tongs, des douches trop étroites

Figurez-vous que depuis toute petite, je me suis heurtée un nombre de fois incalculable aux préjugés divers et variés qui régissent l’imaginaire collectif lorsque l’on parle de camping car.

Non, mes parents n’avaient pas de maison de vacances à la Baule. Non, je n’allais pas voir ma tante AMERICAINE aux Etats-Unis. Nous, on dormait dans un camion bleu plus ou moins aménagé, au bord des rivières, et même parfois, on se lavait pas. A noter que les Anti-camping cars se font plus virulents depuis la sortie du film Camping, avec Franck Dubosc, qui n’a pas franchement servi ma cause. Ni celle du cinéma français, soit dit en passant.

Ainsi, j’ai discuté avec plusieurs personnes qui s’imaginent que tous les conducteurs de camping car conduisent en buvant des Kronenbourg et en écoutant Johnny Hallyday, qu’ils attendent avec impatience l’arrivée au camping pour enfiler leur short de bain moulant hawaïen et aller jouer à la Super Tombola. Le sourire aux lèvres un peu méprisant, ces personnes en viennent à formuler la thèse qu’ils pensent défendre en accumulant les stéréotypes faciles : les amateurs de camping car sont des beaufs.

Je n’ai malheureusement pas le temps de vous démontrer le contraire, parce qu’il faut que j’aille m’entraîner à chanter « Cuitas les Bananas » pour le karaoké de ce soir organisé au camping, j’ai du mal avec les aigus.

En effet, Jean-Baptiste et moi avons quitté Auckland depuis quelques jours et traversons la Nouvelle-Zélande en camping car pour encore un mois. Je porte des tongs en plastique qui font clac clac quand je marche et je pars prendre ma douche dans des campings avec ma serviette sur l’épaule en sifflotant. Et je dis même des trucs comme « t’as éteint le gaz? » ou « c’est lequel le tuyau de l’eau? ». Beauf ou pas beauf, je peux vous dire qu’on s’amuse bien.

Le nôtre c’est le petit. Les autres se sont garés derrière pour montrer que le leur est plus gros.

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On n’a pas encore trouvé de paquet de jambon ou de tablette de beurre raisonnablement proportionnés. Ca fait quatre jours qu’on mange du jambon.

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Notre pilote oublie parfois qu’ici on roule à gauche, je peux ainsi m’entraîner à reconnaître le son des klaxons en fonction des véhicules.

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A bientôt!




Chapitre 5 : La vie chez les Kiwis – Part One

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Dans ce chapitre : des cadres décomplexés, des plaisanteries kiwies, un ukulele

Je me souviens d’un prof d’anglais en école de commerce dont l’une des répliques favorites était devenue culte : « Oh. You’re so french! ». Ne vous méprenez pas, ce n’était pas un compliment. Cette phrase était destinée à clore une conversation avec un élève « fermé d’esprit à la française », sur un sujet quel qu’il soit.

J’avais été assez vexée le jour où j’y avais moi-même eu droit : « C’est injuste de me dire ça. Je mange des hamburgers et j’ai vu tous les films des Montys Pythons. »

Presque un mois que nous vivons à Nomads, une des nombreuses auberges de jeunesse du centre-ville d’Auckland, et je commence à percevoir un début d’explication à cette agression mystère survenue trois ans plus tôt.

Malheureusement, avant que je vous en fasse part, il va falloir vous coltiner les photos de l’auberge et de notre chambre, puisqu’on me les a demandées et que je n’ai pas envie d’écrire un article spécifique sur ce sujet.

L’auberge Nomads est située en plein coeur de Fort Street, un quartier d’Auckland réputé pour être « quelque peu excentrique ». Je n’en dirai pas plus, ma mère lit ce blog.

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Par un heureux concours de circonstances, il se trouve que l’on nous a – semble-t-il par erreur – placés dans une King Room. Nous avons un grand lit et comme peu de gens vivent à l’étage « King Rooms », nous pouvons faire du bruit en jouant du ukulele, parce que oui, nous jouons du ukulele.

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Au premier étage de Nomads, il y a un chouette pub où les locataires de l’auberge peuvent boire et manger pour pas grand chose.

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Si vous le permettez, je vais maintenant revenir sur le sujet qui nous préoccupe, à savoir, en voilà des manières de me traiter de « so french ».

Dimanche 3 juillet 2011. 16H20. Nomads, Fort Street, Auckland. « Allô Mark, j’ai deux personnes égarées dans un couloir. Je dirais qu’ils sont français. Ils ont oublié le numéro de leur chambre. »

Oui, oui, riez. Ah, ah, perdus dans un couloir et ça veut faire des randonnées de 20 kilomètres… Après 30 heures d’avion, j’aimerais bien vous y voir, vous. Et de toute manière, ce n’est pas le sujet. Ce que je veux vous faire comprendre, c’est qu’on a été démasqués en 10 secondes, chrono en main.

La première raison est notre accent lamentable : « Heu. Esciouz mi, oui are lost. Could iou explèine to euss ouère iz euh…aour roum…? » (Allez ensuite leur expliquer, aux Kiwis, que c’est le fruit de plus de 10 années de cours d’anglais)

La deuxième raison, c’est la Zen Attitude que nous semblons, Jean-Baptiste et moi, avoir certaines difficultés à afficher, ce qui pourrait nous faire passer ici pour des personnes légèrement « coincées ».

De manière générale, les gens semblent donc plutôt détendus. J’en vois parfois se balader pieds nus ou en tongs (en plein hiver) dans le quartier des affaires à Auckland. Ils arborent la décontraction naturelle de ceux qui n’ont jamais eu à prendre le RER A entre Etoile et la Défense à un matin à 8H.

Au pied de notre immeuble, sur le coup des 13 heures, il n’est pas rare de voir se cotoyer le cadre en costume et le hippie aux dreadlocks autour d’une bière.

Autre exemple. Lorsque j’entre dans une boutique en France, je suis généralement accueillie par : « Bonjour Mademoiselle, que puis-je faire pour vous? »"Rien, merci, je suis pauvre, partez maintenant ». Tout cela est relativement bien codifié, on sait à quoi s’attendre.

En Nouvelle-Zélande, on nous accueille dans les boutiques/ musées/ centres d’informations/ cafés par quelque chose qui ressemblerait en français à : « Salut les mecs, ça roule aujourd’hui? »

Jean-Baptiste est devenu « Buddy » (traduire « mon pote ») puisque c’est ainsi que tout le monde l’appelle ici. Buddy m’expliquait donc hier que le vétérinaire de la clinique dans laquelle il effectue son stage conduit le plus sérieusement du monde une voiture immatriculée « Pet Doc » (« le doc’ des animaux »).

De même, cette pancarte, placée devant un hôtel assez chic à Devonport, illustre assez bien le sens de l’humour néo-zélandais. Il est écrit que les boissons sont gratuites pour toute personne âgée de 80 ans ou plus accompagnée de ses parents…

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A suivre (si le coeur men dit)…




Chapitre 4 : Waiheke Island

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 Dans ce chapitre : des oiseaux rares, des arbres tropicaux, des randonneurs amateurs…

Je sais ce que vous pensez. Vous vous dites que « mouais, pour un voyage en Nouvelle-Zélande, tout cela ne paraît pas encore très exotique, je dis pas ça pour critiquer hein, mais moi, l’année dernière je suis parti(e) deux semaines sur l’île de Ré et mes photos étaient mieux, après, mon appareil, c’est pas du matos d’amateur aussi, c’est peut-être ce qui fait la différence finalement… »

Ah oui, vous réponds-je, mais si vous aviez un peu suivi, vous sauriez que ce n’est pas en passant un mois dans l’une des plus grandes villes du Pacifique Sud que nous allons combattre des singes à mains nues pour notre survie. L’aventure, c’est pour le mois d’août, lorsque nous parcourrons les routes du pays, nomades que nous serons dans notre Camper Van, de volcans en volcans, de plages en plages, de campings en campings, avec le wifi ce serait mieux, j’écris un blog.

Et pourtant, figurez-vous que dans un pays comme la Nouvelle-Zélande, vous pourrez trouver à deux rues d’un restaurant chinois à emporter un sentier qui vous mènera au sommet d’un volcan. Marchez un peu jusqu’à l’extérieur d’Auckland, et vous vous retrouverez sur une plage déserte, à l’abri des falaises, loin de l’agitation de la ville, à observer des oiseaux avec des drôles de becs.

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Parmi toutes les informations que j’ai emmagasinées sur la Nouvelle-Zélande avant le grand départ, je me souviens d’avoir lu quelque part qu’Auckland n’était pas loin du podium des villes du monde les mieux classées en terme de qualité de vie. J’avais accueilli l’information sans plus de conviction ni d’enthousiasme, persuadée qu’avec une jolie photo et un peu de force de persuasion, on peut même faire croire à quelqu’un qui n’y a jamais mis les pieds que Nogent le Rotrou est un paradis sur terre.

Aujourd’hui, je comprends un peu mieux : il existe des gens qui vivent sur Waiheke Island. En envisageant cette simple perspective, l’expression « qualité de vie » me paraît risible, tellement elle semble insuffisante et banale pour décrire un lieu tel que celui-ci.

Laissez-moi vous expliquer.

Waiheke Island est une île de la baie d’Auckland, d’une centaine de km carrés, située à 35 minutes à peine en ferry du quartier des affaires d’Auckland. Elle est réputée pour son climat doux qui a encouragé des investisseurs et des passionnés à y introduire la vigne dans les années 70. Désormais, l’île compte plus d’une trentaine de vignobles. L’atmosphère de l’endroit est bohème. Seule la partie occidentale de l’île est développée, et quelques artistes et artisans de renommée y ont élu domicile.

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Nous avons décidé de visiter la partie de l’île la moins habitée dont on nous avait auparavant vanté les panoramas. J’ai beaucoup apprécié le côté tropical, les forêts de palmiers dans lesquelles on entend chanter des oiseaux étranges.

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J’ai aussi beaucoup apprécié trouver une route quelque part au milieu de ces forêts.

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N’écoutant que notre esprit d’aventure, nous avons ensuite décidé de visiter un parc naturel. Je dirai qu’il était environ 15 H. Figurez-vous que sur cette île, comme n’importe où dans le monde en hiver, il fait nuit à 17H. Je vous épargne les détails, et je me contenterai de dire que la prochaine fois, j’irai plutôt visiter les vignobles. Jean-Baptiste vous affirmera sans doute qu’il ne s’est rien passé d’inquiétant ce jour là, à part que j’ai à peu près autant de sang froid que Carrie dans ses bons jours, et il vous assurera aussi qu’il sait lire un plan.

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C‘est tout pour aujourd‘hui.


 







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